|
|
|
|
Paris, le 23 mars 2006
Monsieur
le Président de l’Institut de stratégie et de pédagogie en entrepreneuriat,
Je suis très honorée, cette année encore, de coprésider le Rendez-vous entrepreneurial de la Francophonie, mais à partir de Paris plutôt que de Montréal cette fois-ci. Je sais gré au président de l’Institut de stratégie et de pédagogie en entrepreneuriat, monsieur Claude Ruel, d’utiliser ce moyen moderne de communication qu’est la vidéoconférence pour mettre en présence des représentants d’une vingtaine de villes de 12 États et gouvernements membres de la Francophonie. Grâce à cette technologie, ce sont plus de 150 francophones d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique qui peuvent aujourd’hui participer aux différents échanges sur le développement de la culture entrepreneuriale. Cette initiative rejoint d’ailleurs parfaitement la thématique du prochain Sommet de la Francophonie, à Bucarest en Roumanie, qui portera sur « L’éducation et les technologies de l’information ». Il faut se réjouir que ce Rendez-vous 2006 soit l’une des nombreuses initiatives visant à souligner la Journée internationale de la Francophonie. Chaque année, cette Journée rappelle la signature, le 20 mars 1970, à Niamey au Niger, du traité créant l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT). Avec l’adoption de la nouvelle Charte de la Francophonie en novembre dernier à Madagascar, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) devient une institution unifiée et plus cohérente. Cette réforme institutionnelle a consacré le rôle central que le Secrétaire général de la Francophonie est appelé à jouer dans la conduite des affaires francophones, en regard notamment de la mise en œuvre du Cadre stratégique décennal adopté par les chefs d’État et de gouvernement lors du Sommet de Ouagadougou en 2004. Comme vous le savez, la Francophonie rend hommage en 2006 à l’un de ses pères fondateurs, M. Léopold Sédar Senghor, dont la vie, l’œuvre et les idées sont une source d’inspiration pour tous les francophones. Ardent défenseur de la langue française, le Président Senghor fut aussi un humaniste engagé dans le combat pour la civilisation de l’universel. Il s’est illustré par son œuvre poétique, riche et diversifiée; il a donné à la « négritude » ses lettres de noblesse et il a été un apôtre infatigable du dialogue des cultures. Non seulement Léopold Senghor a-t-il su mettre ses talents au service de son pays, le Sénégal, dont il a été le premier Président, mais il fut aussi un grand visionnaire qui a marqué par sa sagesse l’avenir de la Francophonie. Léopold Senghor fut surtout un « porteur d’espérance ». C’est l’œuvre de cet être exemplaire que nous sommes appelés aujourd’hui à poursuivre par nos diverses activités d’échange et de coopération au sein de l’espace francophone. Enjeu important pour la Francophonie, le développement de la culture entrepreneuriale doit devenir une priorité pour tous les pays. À cet égard, il est utile de rappeler que le Cadre stratégique, adopté par les chefs d’État et de gouvernement pour l’horizon 2015, prévoit un certain nombre d’actions visant à développer l’apprentissage et l’accès aux technologies de l’information et aux moyens modernes de gestion. À titre d’exemple, signalons que les actions menées dans le secteur de la transformation des déchets d’aluminium au Sénégal pourraient progressivement être étendues à d’autres filières industrielles et à d’autres pays en développement. Avec l’aide des États et de divers partenaires internationaux, cette démarche devrait assurément contribuer au développement des pays concernés. Dans cette perspective, il m’apparaîtrait souhaitable que l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Agence universitaire de la Francophonie par son Institut de la Francophonie pour l'Entrepreneuriat et l’Institut de stratégie et de pédagogie en entrepreneuriat élaborent un programme structuré d’activités favorisant le développement d’attitudes, de compétences et d’habiletés susceptibles de mener, à terme, à la création d’entreprises dans divers secteurs de l’économie et à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs conscients de leur responsabilité à l’égard du développement de leur pays respectif. Au-delà des activités de sensibilisation et de formation, la création d’un environnement favorable au développement d’une culture d’entreprise passe aussi par le réseautage des principaux acteurs du domaine : agents socio-économiques, formateurs, responsables politiques et administratifs et représentants des médias. Je crois savoir qu’une bonne partie des discussions que vous aurez aujourd’hui porteront justement sur la mise en place d’une « communauté de pratique en entrepreneuriat » qui permettra des échanges continus et le partage d’expériences tout au long de l’année, grâce à une utilisation judicieuse de l’Internet. Nul doute que le travail amorcé depuis plusieurs années, partout dans la Francophonie, et que vous poursuivez rigoureusement, débouchera bientôt sur une véritable stratégie concertée dans le domaine du développement de l’entrepreneuriat au sein de l’espace francophone. J’ose espérer que les principaux éléments de cette stratégie, que j’appelle de mes vœux, seront bien en place dans deux ans, en 2008, au moment où le Québec sera l’hôte du XIIe Sommet de la Francophonie. Chers amis des différentes villes francophones réunis aujourd’hui par vidéoconférence, je vous souhaite de fructueux échanges et je vous invite à faire preuve d’une grande créativité dans l’élaboration des propositions qui, espérons-le, auront à terme un impact significatif sur le développement de vos sociétés respectives. Bonne vidéoconférence à toutes et à tous !
|
|
Envoyez un courrier électronique à
Webmestre@Institut-Entrepreneuriat.org pour toute question ou remarque concernant ce site Web.
|