Actions 2004

 

            

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Le rendez-vous entrepreneurial de la Francophonie 2004

 Sommaire des actions proposées par les participants

 Belgique

  • Les actions sont axées sur l’établissement de passerelles entre l’école et les entreprises notamment en encourageant les jeunes à participer aux activités des Jeunes Entreprises et par l’invitation faite aux chefs d’entreprises de venir témoigner de leurs expériences dans les écoles (niveau fin du secondaire).

  • Maintien et promotion de l’opération DREAM (300 entreprises accueillent 9 000 jeunes en entreprises pendant un jour)  www.dream-it.be

  • Mise en place d’une campagne gouvernementale de promotion sur le thème «Le goût d’entreprendre»

  • Intervention auprès des médias afin d’augmenter la couverture médiatique portant sur l’entrepreneuriat

  • Les actions seront guidées par 10 axes d’intervention prioritaires dont les cinq suivants :

  1. Création une boîte à outils pédagogique pour les enseignants

  2. Invitation de témoins dans les facultés pour aider les professeurs dans les études de cas

  3. Création  de clubs d’entrepreneurs étudiants au sein de l’université (collaboration avec l’Association québécoise des clubs d’entrepreneurs étudiants) www.acee.qc.ca

  4. Constitution de la fondation FREE (Fondation pour la recherche et l’enseignement de l’esprit d’entreprendre) et mise en onde du site Internet de la fondation www.freefondation.be

  5. Promotion du goût d’entreprendre en communauté française notamment dans l’enseignement

 Burkina Faso

Actions proposées :

  • Promouvoir la culture entrepreneuriale auprès des jeunes

  • Mettre en place de mécanismes de financement qui facilitent la création d’entreprises

  • Instaurer une meilleure concertation entre le secteur public et le secteur privé et renforcer le partenariat à ce niveau

  • Renforcer les capacités des structures d’appui et de promotion des exportations

  • Assurer une meilleure régulation du marché par l’application des règles

  • Rappel des mesures déjà en place, notamment :

  1. Le Fond national d’appui à la formation professionnelle

  2. Le FAPE qui contribue à la recherche de financement pour les entreprises

  3. Le regroupement de petites et moyennes entreprises pour s’offrir des services (comptabilité, gestion, formation de personnel, etc.) dans le cadre d’une structure appelée Fondation Entreprendre

  4. Tenue d’un forum de concertation annuel gouvernement/secteur privé qui permet d’identifier les préoccupations principales des entrepreneurs

Côte d’Ivoire

  • Rappel des actions actuelles et proposées :

  1. Création d’une pépinière pour accompagner les porteurs de projets

  2. Partenariat avec ASE (Appui Services aux entreprises) pour la recherche de financement et la formulation de projets pour les rendre bancables

  3. Forum «PME 2004 - Agir pour la relance» ayant pour objectifs de définir des stratégies d’aide à la création et au développement des PME et de déterminer de façon concrète les mécanismes de leur mise en œuvre

  4. Jeter les bases du Mouvement africain des petites et moyennes entreprises afin de rassembler les entrepreneurs en un lieu commun

  5. Mise en place d’un Fond national de solidarité pour la promotion d’emplois jeunes et destiné à favoriser l’accès du crédit aux jeunes entrepreneurs et aux entreprises créatrices d’emplois pour les jeunes

  6. Mise en oeuvre d’une stratégie de promotion de l’entrepreneuriat incluant la mise en place d’un environnement institutionnel, juridique et fiscal propice au développement de l’entrepreneuriat

  7. Redynamisation des structures existantes avec une plus grande implication de l’État pour la mobilisation des fonds nationaux, bilatéraux et multilatéraux au profit du secteur privé

  8. Renforcement du dialogue entre le secteur public et le secteur privé

  9. Promotion des attitudes et des valeurs entrepreneuriales depuis l’école

  10. Promotion intensive des échanges d’expériences sur l’entrepreneuriat dans l’espace francophone

France

  • Développement d’un partenariat avec l’Université Paris XII dans le cadre de la création d’entreprises notamment par :

  1. Une campagne de communications

  2. La mobilisation des acteurs éducatifs

  3. Des actions pratiques liées à l’enseignement

  4. Utilisation de la formule du mentorat qui permet l’accompagnement des porteurs de projets et l’appui nécessaire et le suivi des entreprises nouvelles

  • Actions souhaitées en faveur de la création d’entreprises et efforts en vue de corriger deux problématiques majeures soit :

  1. L’absence d’effort national en profondeur en faveur du développement de l’esprit d’entreprise

  2. L’initiative laissée principalement au milieu des affaires et à l’université pour avancer dans ce domaine

  3. Implication significative et valorisante des étudiants dans des expériences de mentorat et dans l’accompagnement de jeunes entrepreneurs en phase de démarrage d’entreprise

  4. Proposition de développer et d’offrir des cours en entrepreneuriat au niveau universitaire et ce dans toutes les facultés et non uniquement en formation spécialisée

Haïti

Malgré divers problèmes techniques ayant empêché la participation en direct des représentants d’Haïti, le bilan du déroulement de la journée, du diagnostic et des actions proposées a été fait et nous a été acheminé.

Plus de 70 personnes provenant des milieux de l’éducation, des médias, du patronat et de la politique ont échangé leurs points de vue tout au long de la journée, soit lors de conférences ou au sein de groupes de travail. Les deux thèmes principaux qui furent abordés portaient sur les obstacles affectant le développement de la culture entrepreneuriale et les moyens à mettre en place afin d’en arriver à proposer une stratégie de développement d’une telle culture en Haïti.

Parmi les problématiques identifiées notons : l’absence de moyens mis de l’avant par les instances publiques à l’intention des entrepreneurs, les difficultés associées aux formalités administratives, les droits de propriété non respectés, les normes juridiques en place, la faiblesse ou la déficience des infrastructures publiques dans certaines régions ce qui n’incite pas les entrepreneurs à investir.

Dans le domaine de l’éducation, les écoles ne contribuent que très peu au développement de la culture entrepreneuriale et sont plutôt orientées vers la formation de travailleurs et non d’entrepreneurs. Les médias diffusent très peu de témoignages ou de reportages sur les entrepreneurs, leurs réalisations et leurs succès.

Parmi les actions proposées, notons :

  • que les chambres de commerce et d’industrie interviennent activement de même que le ministère du Commerce et de l’Industrie afin de favoriser le développement de la culture entrepreneuriale par la promotion de l’innovation, du goût du risque et par l’encadrement adéquat des jeunes entrepreneurs

  • que l’école soit plus active afin d’inculquer aux jeunes le goût d’entreprendre

  • Un comité a aussi été mis sur pied lors de la rencontre afin d’examiner la possibilité de mettre en place une fondation dédiée au développement de la culture entrepreneuriale en Haïti.

Madagascar

L’objectif stratégique national de réduction de la pauvreté passe par l’augmentation des investissements et la redynamisation du tissu des PME. Le gouvernement entend agir comme facilitateur et accompagnateur des entreprises notamment par :

  • Organisation de missions de promotion conjointes secteur privé/secteur public dans un objectif de recherche et de partenariat

  • Renforcement de la capacité des entreprises notamment des PME, en terme de gestion, de management, de pénétration du commerce international, etc.

  • Facilitation de la création d’entreprises par l’utilisation d’un guichet unique d’accueil (environ 3 jours de délai et de formalités présentement nécessaires pour créer une entreprise)

  • Efforts pour améliorer le climat des investissements et de l’environnement des affaires en général

  • Mesures d’appui aux PME, en place ou à venir, notamment :

  1. Fond de relance des PME

  2. Guichet d’accueil PME dans les banques primaires

  3. Mise en place du Centre de solutions PME en vue d’un appui technique et financier en faveur des PME

  4. Sensibilisation des acteurs et des partenaires sur les enjeux entrepreneuriaux face à la mondialisation

  5. Sensibilisation à la culture entrepreneuriale au sein du milieu éducatif à tous les niveaux

  6. Adéquation entre les milieux de l’éducation, de la recherche et du milieu entrepreneurial

Manitoba (Canada)

Le Conseil de développement économique (CDE) existe depuis maintenant 8 ans et regroupe seize municipalités bilingues du Manitoba. Le CDE a reçu le mandat de regrouper les acteurs et de promouvoir le développement de l’entrepreneuriat francophone au Manitoba.

Le Conseil de développement économique regroupe plusieurs partenaires gouvernementaux, des représentants du milieu universitaire, des gens d’affaires, etc. et bénéficie de l’appui des media francophones et anglophones.

Le CDE s’implique dans un réseau qui compte de nombreux partenaires tant au Québec, au Nouveau-Brunswick qu’en France, en Belgique et au Sénégal pour ne nommer que ceux-là.

Maurice

Le gouvernement est actif dans le développement économique et il y a une très bonne collaboration entre le secteur privé et le secteur public. La fiscalité est favorable et l’on peut compter sur la compétence des mauriciens dans plusieurs domaines de l’économie.

Les principaux axes de développement devraient être ceux de l’éducation et des technologies.

Le principal vecteur de la stratégie de développement proposée est le développement de synergies entre les pays de la Francophonie.

Nouveau-Brunswick (Canada)

  • Poursuivre le projet d’intégration des étudiants étrangers (internationaux) dans les petites et moyennes entreprises (PME) du Nouveau-Brunswick

  • Promouvoir la centrale de cas sur Internet à l’intention des enseignants et enseignantes des écoles secondaires

  • Reconduire pour une 15e année le Concours en entrepreneuriat dans les écoles secondaires du Nouveau-Brunswick

  • Promouvoir et intégrer l’entrepreneuriat dans toutes les facultés de l’Université de Moncton par diverses actions :

  1. Création d’un Club d’entrepreneurship regroupant des étudiants de toutes les facultés de l’Université et organisation d’ateliers portant sur l’entrepreneuriat

  2. Invitation formulée à des entrepreneurs locaux de faire des conférences portant sur leur cheminement et leurs expériences

  3. Mise en place d’un site Internet regroupant toute l’information pertinente pour les entrepreneurs potentiels

  4. Cours en entrepreneuriat offerts aux étudiants des facultés autres qu’à celle de la faculté d’administration et adaptés aux besoins spécifiques de ces étudiants

  5. Poursuite du projet «Vignettes d’entreprises» destiné aux jeunes de 15 à 29 ans des régions rurales francophones du Nouveau-Brunswick et visant à promouvoir le choix de se lancer en affaires auprès de ces jeunes.

Le projet en 3 phases (actuellement au début de la phase 3) a permis de produire quelques 20 portraits d’entreprises naissantes (vidéo d’une minute environ) qui seront rendues disponibles sur un site Internet ainsi que des études de cas tirés du contexte général de ces entreprises.

Une diffusion sur la chaîne de télévision Radio-Canada Atlantique est aussi prévue (durée de 25 semaines pendant les heures de grande écoute à raison de 30 diffusions par semaine) de même que la publication dans la presse locale du portrait de l’entreprise vedette, au cours de la semaine suivant la diffusion à la télévision.

  • De septembre à décembre 2004, visite des écoles et collèges francophones (1 heure par école et collège pendant chacune des sessions scolaires) et diffusion d’information et soutien aux étudiants désireux de se lancer en affaires.

  • Distribution de trousses pédagogiques offertes gratuitement aux enseignants et enseignantes en entrepreneuriat.

Québec (Canada)

Les principales actions proposées par le Québec sont en lien avec celles que l’on retrouve dans le plan d’action triennal du «Défi de l’entrepreneuriat jeunesse», rendu public par le gouvernement en février 2004.

Le document est disponible dans sa forme intégrale sur Internet à l’adresse www.defi.gouv.qc.ca.

De façon sommaire, les actions proposées sont regroupées sous trois axes majeurs :

  • Mise à contribution de l’école comme un élément essentiel au renforcement de la culture entrepreneuriale chez les jeunes :

  1. Conception et diffusion d’outils de sensibilisation à l’entrepreneuriat et d’activités pédagogiques adaptées à l’enseignement primaire, secondaire et collégial

  2. Consolidation de l’action des réseaux voués à la promotion de l’entrepreneuriat auprès des jeunes lors des activités parascolaires

  • Créer un environnement propice à l’émergence d’une véritable culture entrepreneuriale chez les jeunes

  1. Susciter l’engagement du réseau affectif notamment de la famille

  2. Encourager les entrepreneurs, notamment les propriétaires d’entreprises familiales, à planifier la relève

  3. Sensibiliser les élus municipaux à l’entrepreneuriat et susciter leur engagement dans le développement de l’entrepreneuriat jeunesse

  • Diffuser des stratégies efficaces, accessibles et adaptées aux besoins des jeunes et des futurs entrepreneurs, pour réaliser leur projet d’entreprise

  1. Promouvoir le réseautage d’entreprises auprès des jeunes entrepreneurs

  2. Favoriser l’amélioration des habiletés de gestion des jeunes entrepreneurs

Sénégal

  • Encourager la création de jeunes entreprises et la multiplication du nombre de jeunes entrepreneurs

  • Augmenter le nombre de jeunes entreprises gérées par des femmes, compte tenu de leur efficacité et de leur sérieux

  • Développer la PME à travers les secteurs informels, incontournables dans les pays en voie de développement

  • Demander à l’État d’accompagner avec plus d’efficacité les jeunes entrepreneurs et de réaliser la mise en place de procédures d’implantation et de création simplifiées

  • Encourager l’épargne entrepreneuriale pour mieux crédibiliser les entreprises en vue d’établir des partenariats plus performants

  • Développer de nouveaux partenariats entre le Sénégal et le Canada

Tunisie

Les actions proposées s’inscrivent dans quatre axes principaux :

  • Inculquer chez les jeunes la culture entrepreneuriale

  • Faciliter le financement de la création d’entreprises

  • Améliorer l’environnement et l’encadrement dans l’entreprise

  • Favoriser le réseautage entre les créateurs d’entreprises dans les pays de la Francophonie

Vietnam

Le Vietnam est confronté à un contexte particulier dans lequel les entreprises utilisent principalement la langue anglaise dans la conduite des affaires.

Le milieu francophone poursuit donc particulièrement des efforts en vue de :

  • Préparer les jeunes à l’insertion en emploi francophone par la poursuite des interventions actuelles notamment l’aide au placement, la mise à jour d’une banque de données sur l’offre et la demande d’emplois francophones, l’aide à l’insertion professionnelle par la recherche de stages en emploi, visites d’entreprises, etc.

  • Création d’un site Web sur l’emploi francophone pour les jeunes dans la région Asie Pacifique

  • Mise en place de concours de création d’entreprises au sein de l’enseignement supérieur ouvert à tous les étudiants intéressés

 

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Dernière modification : 09 December 2009